Nous n’aurions pas le droit de juger. Cela viendrait d’une profonde inspiration philanthropique empreint de tolérance, de respect et d’acceptation de l’autre dans ses différences. C’est à vrai dire, la maladie du siècle.

 

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Comprenez-vous ce panneau?

 

 

 

 

« C’est moche de juger les gens », ce qui représente déjà un jugement, ou « Je ne juge pas les gens » sont des sentences devenues banalités. On s’imagine que cela devrait signifier qu’il ne faut pas faire de jugement de valeur sur une personne d’après son apparence, son origine, son statut, ses croyances ou son mode de vie  . Il est important de reprendre l’idée entière car une courte phrase conduit à une pensée réduite. En effet, »Ne pas juger les gens » devient aujourd’hui interdit tout court. Cela représenterait le mal absolu car cela ne serait pas empreint de tolérance, de compassion, d’ouverture d’esprit dans l’acceptation de la nature d’autrui.

Pourtant l’homme, l’animal en général, juge tout et tout le temps. Nous jugeons les distances, les prix, la beauté des fruits, la qualité d’un produit, le goût d’une viande, la qualité d’une image ou la beauté d’une personne. Nous jugeons les apparences, les manières d’être, l’habillement, l’éducation, l’intention etc… Notre jugement est rapide et involontaire. Prétendre ne pas juger les gens ne peux faire de nous que des hypocrites. Résister à notre nature de juge permanent fait de nous des êtres indifférents. Or l’hypocrisie et l’indifférence sont les grand maux du siècle.

Le droit de juger n’est pris pas personne.
Le jugement est systématique et involontaire.

 

 

Assumer notre jugement permet pourtant de construire notre réflection et d’aller au delà du simple résultat brut obtenu premièrement. C’est à dire d’améliorer le résultat de ce jugement en le faisant passer par le filtre savant de notre raison, nos connaissances, notre vécu puis par la chaleur de notre compassion, notre tolérance et notre ouverture d’esprit afin d’obtenir un résultat affiné qui nous correspond véritablement. Refuser le jugement d’une personne est pire que tout. Il est une marque de profonde indifférence et le plus bas des niveaux de considération qu’on peut avoir pour autrui. Zapper le jugement nous conduit immédiatement à la condamnation.

Ne pas juger signifie condamner sans jugement. Or tout le monde a le droit à un jugement.

Apprenez donc à vous méfier de ceux qui déclarent ne pas juger. Ils vous mentent car évidemment qu’ils jugent. Simplement, ils préfèrent garder pour eux le résultat de leur jugement de peur qu’ils ne soient juger à leur tour, qu’ils soient obligés de se justifier, et enfin qu’ils soient amenés à éventuellement réviser leur jugement. Ils préfèrent bien souvent garder le silence en prétendant à l’indifférence puis un jour, ils frappent d’une condamnation ferme et définitive un évènement donné, une personne ou un groupe. Ce jour là, la révision de jugement n’a plus sa place. En France par exemple, les masses xénophobes, racistes et antisémites sont invisibles. Les meetings du Front National ne sont pas plus peuplés que d’habitude. Pourtant, dans le secret de l’isoloir, les muets se défoulent. Affirmer ne pas juger les gens vient d’une connaissance aiguë et parfois inconsciente de nous même avec la volonté profonde de ne pas vouloir être juger pour ce que l’on est. Ne pas vouloir juger autrui nous sert bien souvent à nous défendre de nous même nous juger.

 

Le jugement est pourtant essentiel. Il doit être systématique, réfléchi, dépassionné et savant. Jugez autant que vous pouvez puis affinez votre jugement et faites le correspondre avec les convictions profondes que vous êtes capables d’assumer, de soutenir et dont vous êtes honnêtement complètement fiers.

 

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