Réparer ses tongs

Les tongs chaussent nos pieds été comme hiver aujourd’hui, à l’intérieur, à l’extérieur mais ne sont pas durables pour la plupart d’entre elles. Problème, la lanière qui se coince entre les doigts de pieds cèdent. 1 tong foutue, la paire jetée comme des millions d’autres. Ne les jetez plus, réparez-les!

reparer_tong01Cas typique, mais réparation facile!

 

 

 

 

 

reparer_tong08Accessoires nécessaire pour la réparation:

1 rondelle (de préférence en plastique afin de limiter les rayures sur le sol et de ne pas abimer la tong – vous pouvez aussi utiliser un bouton de chemise ou autre et faire un trou au milieu)
1 vis longue et fine (environ 2 fois plus fine que le cylindre de l’attache)

 

 

 

 

reparer_tong03Etape importante: le pré trou. A effectuer soigneusement!
Faites un prés trou dans la lanière plastique cylindrique  sur un demi centimètre avec une grosse aiguille ou un poinçon.
Vous devez le faire bien au centre, bien droit par rapport au cylindre. Ce trou servira à guider la vis dans un premier temps.
Ne découpez surtout le bord de la lanière, évidez donc de le faire avec un couteau qui va déchirer la lanière.

 

 

 

reparer_tong07 Retourner la tong.

 

 

 

 

 

reparer_tong05Insérer la rondelle puis la vis dans le trou.

 

reparer_tong04 La vis dépasse ainsi.

 

 

 

 

 

reparer_tong02 Commencer par insérer la vis dans le pré-trou

 

 

 

 

 

reparer_tong06Etape délicate:
Visser doucement en veillant à garder le cylindre de la lanière bien droit et parallèle à la visse. Si la vis sort de la lanière sur le côté vos tong seront immettables et la réparation devenu presque un possible.
Si jamais cela se produit, essayer une vis plus courte, peut être un peu plus large pour retenter votre chance.
Vissez la vis jusqu’à bout afin qu’elle ne dépasse pas de la semelle. Serrez la mais sans forcer, vous pourriez derrière le pas de vis et compromettre la solidité de la réparation.

 

 

 

 

reparer_tong10La vis bien à sa place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

reparer_tong09Voilà c’est réparé et solide!

 

 

 

 

 

J’avais essayé de ressouder le plastique mais sans succès dans la solidité de la réparation.
Réparer c’est malin et citoyen.

Et pour une réparation sans matériel mais visible et temporaire:

 

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Ces végétariens qui nuisent à la cause

L’élevage des animaux à viande est responsable en grande partie de la pollution de notre air et de nos terres. C’est une véritable catastrophe! Il devient impératif d’éduquer la population à consommer beaucoup moins de viande. Dans ce combat, les végs (végétarien, végétalien, vegan, etc…) sont tels des épouvantails et font beaucoup de mal à la cause. Plus généralement, ils nuisent au combat écologiste et participent à l’antipathie populaire pour le mouvement global.

Nous n’allons ici pas détaillé en quoi la production industrielle de viande constitue une telle calamité car ce n’est pas le but de l’article et d’autres le font très bien. Je vous invite à suivre les reportages et article de Reporterre.net par exemple avec le mot clé « viande ». Vite fait, sachez simplement qu’il faut l’équivalent de 15 assiettes de légumes pour produire une assiette de viande, que 1,5 kg de boeuf nécessite la consommation équivalente à 1 an de douche et qu’on va même jusqu’à retrouver des traces d’antibiotiques dans les eaux de sources en bouteille tellement les élevages sont gavés aux antibiotiques et ont ainsi pollué le cycle de l’eau au complet. La difficulté pour vous à présent si vous tombez des nus en lisant ceci va être de trouver les informations objectives et dépassionnées qui vous aiderons à comprendre pourquoi il est nécessaire aujourd’hui de rééduquer votre manière de consommer.

 

Le discours haineux et méprisant des vegs est contre-productif.

Je suis omnivore et pour une consommation raisonnée de viande de qualité. Je ne fait plus qu’un seul repas omnivore par jour dans lequel j’ai divisé par 3 la quantité de viande. J’applique la technique de la cuisine chinoise qui consiste à découper en petit morceau la viande afin d’avoir l’impression d’en avoir beaucoup. Comme moi, une grande quantité de personnes sont susceptible de diminuer leur consommation de viande pour des raisons évidentes d’environnement, de soucis de qualité, de prix et de santé. Une communication adaptée, experte et dépassionnée sur le sujet qui fait feu de tout bois dans tous les médias est capable de conquérir les esprits et d’obtenir l’adoption de ce nouveau mode de consommation par une très large tranche de la population. Les arguments sont massues, les preuves pléthoriques. Nos ennemis sont malgré tout difficiles à vaincre car ils s’appellent habitude, facilité et tradition. Il s’agit déjà là d’un combat rude or voilà que le terrain de communication est depuis longtemps occupé par tout une communauté qui rend la tâche ardue. Cette communauté, peuplé de vegs ( végétalien, végétarien, végan etc…) et des amis des animaux en général, existe probablement depuis toujours et c’est bien ça le problème. Ils possèdent aujourd’hui un discours éculé devenu haineux, méprisant, et surtout inefficace voir contre-productif! Leur combat séduit autant que le visage de Brigitte Bardot aujourd’hui mais tout comme elle, leur temps est passé. Les bébé phoques sur la banquise d’il y a 40 ans peuvent leur dire merci. Néanmoins, aujourd’hui, les omnivores modernes et responsables, soucieux de répandre la bonne parole, ont besoin qu’ils lâchent le flambeau et passent la main.

La souffrance animal

La communication vegs a principalement comme point de départ argumentaire la souffrance des animaux. Ils se battent contre l’idée d’exploiter les animaux pour consommer ce qui en est issu. A ce titre, ils s’autorisent une extrême intolérance. En effet, eux sont sensibles au bien être des animaux et ne tolère aucunement que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Ils croient que les gens ont juste besoin de ce rendre compte que la viande est fait d’animal mort pour en être dégoûté et que la réalité des abattoirs doit évidemment dissuader les pauvres masses ignorantes de manger de la viande. Face à la véhémence vegs, l’omnivore lui préfèrent bien souvent rester silencieux ou hypocrite, signe d’un refus de bouger ou de changer.  En effet, si l’omnivore répond au mépris des vegs, ce sera par le mépris et le débat sera caduque. La cause n’aura alors pas avancée. Pourtant il suffit d’être clair et honnête sur le sujet afin de constituer une base saine de débat: (amis des animaux, assurez-vous d’être assis) l’écrasante majorité des Hommes n’en ont strictement rien à foutre de la souffrance des animaux à viande!

Si les vegs ont envie d’arrêter de consommer tout produit issus des animaux, c’est génial, c’est parfait! Ça fait ça en moins dans le bilan écologique, franchement bravo! Maintenant il faut comprendre qu’énormément de gens ne le ressentent pas ainsi. Le petit producteur, qui bichonne les formidables bêtes de son terroir et qui leur donne un petit nom à chacun, est le premier à les déguster. Les vegs doivent accepter la différence qu’ont les autres dans leur rapport à la nature. Ne pas respecter cette différence est une marque d’intolérance et cela ne rend service à personne.

Article qui explique que les choses ne sont pas aussi simple que veuille bien le faire croire les vegs:

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Pour ma part, j’écoute mon corps et je sens qu’il ne réclame pas beaucoup de viande. D’autre part, je pense que l’homme doit demeurer omnivore et qu’il doit conserver cette place au sein la chaîne alimentaire en assumant pleinement sa part animal. Je pense qu’essayer de nous distinguer complètement de notre condition animal ne peut que nous rendre malheureux à terme. Le fait que manger de la viande alors que cela ne représente pas une nécessité fait de nous autre chose que de simple animaux. L’animal, lui, ne mangeant jamais rien qui ne lui est pas nécessaire.  Prendre la simple question de la souffrance animal pour attaquer le mode d’alimentation d’une espèce entière est une idée rétrécie avec un intérêt et un impact limité. Si l’argumentaire idéal de l’anti-consommation de viande était un bon gros gâteau à la vanille, la souffrance animale représenterait uniquement le saupoudrage cacao en supplément.

Refuser l’exploitation des animaux est un propos clair et honnête, mais parler de souffrance animal pour inciter à stopper la viande est hypocrite. Le propos central est bien le refus de maltraiter et de tuer des animaux. Or à concentrer le propos sur la souffrance animal, l’omnivore conservateur va se demander naturellement si les vegs accepteraient de manger de la viande issu d’animaux qui n’ont pas souffert, mort de vieillesse ou faucher en pleine course par un chauffard. Bien évidemment que non! La souffrance animal est un leurre. Ce point central du discours vegs est en grande partie responsable de leur incapacité à se faire comprendre et de leur formidable don à se faire détester.

 

Un peuple pur et beau

Aujourd’hui discuter avec des amis au cours d’un repas omnivore nécessite en premier lieu de déminer le terrain. Concrètement, juste après avoir commencer à dire qu’il faudrait réduire notre consommation de viande, il faut se précipiter de dire qu’on aime la viande, qu’on a aucun problème avec ça puis prendre une boucher de poulet rôti dans la foulée. Car les crispations sont là et sans déminage le blocage des interlocuteurs est automatique. La faute à 30 ans de combat vegs. Les vegs (pas tous, car il y en a des modernes qui ne doivent pas se sentir viser) se montrent prétentieux et condescendants. Leur façon de faire est tellement contre productive que lorsqu’on étudie la manière dont ils essaient de faire passer leur message, on se demande si leur but est vraiment de conquérir le coeur des foules. Je crois qu’au fond d’eux même, ils savent très bien que la majorité des humains n’éprouvent aucune culpabilité à tuer des animaux pour les manger, qu’ils assument et que cela ne changera pas.  C’est pourquoi ces vegs se contentent simplement de mépriser les gens. Cela dit, il se passe une chose assez formidable, ils sont bel et bien en train, comme je le disais plus haut, de passer la main à ceux qu’ils méprisaient tout autant auparavant. C’est à dire nous les omnivores modernes et responsables. En effet, les vegs se sont regroupés en communauté et leur communication n’est plus tournée vers l’extérieur, elle est une communication de complaisance entre gens de grande vertu tellement plus évolués. J’avais posé la question à un des fers de lance de la lutte vegs: ( à voir sur http://www.insolente-veggie.com/)

 

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Carniste!

Avant d’aller plus loin, vous devez apprendre un nouveau mot: carniste. Le terme est né en 2001 et il est à lui tout seul le symbole du mépris vegs pour les omnivores. Tout d’abord, les vegs détestent le terme « omnivore » car il est représente une certaine supériorité vis à vis d’eux qui ne collent pas du tout avec leur supposé condition. Omni comme dans omniscient ou omnipotent, c’est pas bon du tout pour eux, d’autant que leur grande prétention est de manger plus diversifié que les omnivores. Ce qui est en toute logique impossible car les vegs mangent la même chose que les omnivores, la viande en moins. Bref, il leur a donc d’abord fallut détruire le concept en inventant un nouveau mot pour qualifier les bas omnivores. Le mot « carniste » est né.  Et là, ça devient formidable. Tout d’abord cela confirme le fait que leur but est bien de rester entre eux car les vegs sont les seuls à comprendre ce mot. Ensuite imaginez un veg en train de définir ce mot à un omnivore: « idéologie justifiant la consommation de viandes, donc l’élevage et les abattoirs, alors même que cette consommation ne constitue pas une nécessité. » L’omnivore aura quitté la pièce et le veg aura eu son effet plouf. Parce qu’il est génial. Tout d’abord, il aura expliqué qu’être omnivore dépendrait d’une idéologie uniquement si manger de la viande est une nécessité.  Mais il oubliera donc que ça ne l’est que dans les pays riches et à notre époque. Si demain, on est obligeait de manger ce qu’on trouve, cela ne le sera plus. On n’imagine pas à quel point le statut d’idéologie est très instable. Ensuite, le principe de nécessité est épatant car il symbolise là tout la faiblesse de l’argumentaire vegs. « Ce n’est pas une nécessité » ne peut en aucun cas représenter un argument! Il n’est pas nécessaire de manger de topinambour mais faut-il s’en priver? Plouf.

On retourne inlassablement à la souffrance des animaux. Il ne s’agit que de ça. Ils en viennent à créer une idéologie pour balancer le monde entier dedans, ainsi mieux les identifier et espérer les faire exploser. La seule question à se poser est: est-ce que cela fonctionne? Non mais cela nous complique beaucoup la tâche!

 

 

Le mépris en question

A présent voici les exemples illustrants le mépris et la condescendance typique du veg bête et méchant. Rappelons que tous les vegs ne sont pas ainsi, certains peuvent aussi représenter des alliés capables de faire passer le message qui nous importe.

Capture d’écran 2015-11-26 à 17.19.01Insolente Veggie est une BD récente et qui reprend les dessins du blog de son auteur.

De ce que j’ai pu en lire, il est un condensé très explicite du côté malin du veg. Son auteur croit pourtant faire partie de ses végétaliens modernes qui sont à même de faire passer le message. En réalité, jamais un omnivore ne le lira si ce n’est pour confirmer son avis sur les végétaliens. L’offrir à un omnivore, c’est risquer de passer pour un gros casse-couille.

Le sous-titre « une végétalienne très très méchante » évidemment ironique né de « oh ça va, je mords pas… non mais qui sont cons, genre je suis très très méchante pfff » annonce bien le ton du contenu.

 

Extrait avec mes commentaires sous chaque vignette:

Deuxième extrait:


sontconslesgens

 

Manuel de conversation pour un débat sur le végétarisme sur les forums:

Le veg est capable d’aller créer des conversations fictives entre lui et un « non-végétarien » afin de démontrer à quel point ce dernier est idiot. Le manuel est en lui même intéressant comme format. A la manière des fiches d’un homme politique, on pourrait y retrouver les affirmations classique de l’omnivore et en face la réponse adéquate du communicant veg. Ce qui permet d’avoir à l’avance des réponses réfléchies, dépassionnées et constructives. L’improvisation pouvant être vraiment contre productive. Seulement voilà, ici ce n’est pas un manuel. C’est une conversation entre un veg évolué et omnivore idiot. Le parti est pris de traiter par défaut l’omnivore d’imbécile.  Ce qui fonctionne toujours très bien en communication: insulter d’abord puis perdre son audience. Résultat nul garanti.

Cela est censé être un récapitulatif des conversations rencontrées. L’auteur a rencontré la bassesse, toujours omnivore, et la reproduit pour la confronter à la grandeur veg. C’est ce qu’on appelle le nivellement par le bas. Résultat bas garanti.

Le mot « omnivore » n’est jamais utilisé. Pourtant du côté des omnivores, c’est très simple, il n’y a que des omnivores. Qu’ils mangent plus ou moins de viande, ce sont des omnivores. Chez les vegs, c’est différent. Il y a les végétariens, les végétaliens, les vegans. Chacun méprisant le précédent car il n’est pas au niveau. Le parti est donc pris de construire la conversation à travers le prisme du végétarien. La condition omnivore est complètement niée.

Au mot « ridicule », je n’ai pas eu envie de lire la suite, mais si je m’y suis résolu pour cette article. En effet, les insultes sont prononcées et les points Godwin sont atteints uniquement par le « non-végétarien ».  Le végétarien a le droit de prononcer les mots « dégueulasse » et « monstrueux » mais uniquement parce qu’il a l’excuse d’être hypersensible.

On obtient un texte parfait pour que les vegs se confortent entre eux mais sans apporter d’eau au moulin des communicants pour une diminution de la consommation de viande.

 

 

Autres exemples d’aberration:

Dans cette vidéo, on comprend à quel point ils ne savent même pas comment fonctionne un omnivore. Ils croient se moquer en faisant mouche, alors que c’est pile le genre d’absurdités venues de l’espace qui fait passer les vegs pour des illuminés. Il ne doivent pas seulement s’attirer l’antipathie des omnivores mais aussi et surtout celle des vegs modernes et évolués qui doivent vraiment leur en vouloir.

« Il y a des associations qui se soucis de savoir si les animaux souffrent ou pas. Nous pour nous, le principal c’est quand même qu’ils soient tués pour nous.»

« Dans tous les domaines, nous appliquons la même règle, des produits d’origine animal un peu partout. C’est ça être omnivore.»

« C’est bien ça parce qu’il y a du cuir et de la fourrure. Ça veut dire qu’il y a une vache qui est morte et sûrement un renard. Et ça c’est vraiment bien! »

« Ils sont omnivores, ils aiment les animaux mais seulement s’ils sont morts. »

Je ne connais pas un seul omnivore qui pensent comme ça! Tout ça vient d’où? C’est inquiétant de tel contresens! Je commence à comprendre pourquoi les omnivores redoutent d’arrêter la viande, à lire ça, ils se disent que ça rend complètement tordu.

Aucun omnivore ne regardera ça. Le message ne passe donc pas et le but ne peut pas être atteint. Les vegs se complaisent à insulter les omnivores sans se rendre compte que ça rend le combat pour la diminution drastique de consommation de viande plus difficile. Les lobbies viandards peuvent leur dire merci, avec tout leur moyen, ils n’obtiendraient pas un aussi bon résultat dans la lutte pour garder leurs consommateurs de viande.

Exemple d’une bonne communication:

Après tous ces exemples bas et contre-productif, vous devez savoir qu’il y a aussi toute une communauté veg moderne au propos constructifs. Il est important de comprendre que les vegs ne sont pas du tout obligés de répandre le mépris. La vidéo qui suit de part son contenu et son format est vraiment intéressante. C’est simple, dynamique avec un résultat étonnamment puissant et un enthousiasme tellement communicatif. A prendre pour exemple!

Conclusion:

Les vegs ont souvent un tel manque de respect pour les omnivores qu’au lieu de faire passer un message positif, constructif et intelligent, ils ne peuvent s’empêcher de les insulter. Aujourd’hui, alors qu’il est vital que tout le monde réduisent sa consommation de viande, une certaine population veg met des batons dans les roues des communicants. Ces vegs manquent terriblement de justesse. Or seuls la justesse des propos et le respect des différences seront capables de faire passer le message et ainsi de faire changer les comportements.

 

 

Tabou des règles?

Instagram censura 2 fois la photo de cette femme dont le pantalon est tâché de sang. Le but de cette photo était de dénoncer le tabou qu’il y a autour des règles et du corps de la femme en général. Une grosse polémique engagée par les féministes est alors née.

Que Instagram ai censurée cette photo est proprement aberrant. La femme n’est pas une princesse Disney et produit toute sorte de sécrétion, pareillement à un homme, n’en déplaise à certains et certaines qui préfèreraient qu’on ne leur rappelle pas. Cela pose de bonnes questions sur la condition de la femme et l’intolérance dont elle peut faire preuve. Malheureusement dés que les féministes passent à l’attaque, le manque de justesse dans le combat leur fait beaucoup de tort. La justesse, les filles, tout est question de justesse. Un combat se gagne par la droiture et la justesse. Le manque de justesse fait beaucoup de mal à la cause.

L’exemple le plus courant est cette prétention qu’ont les femmes à croire que les hommes ne les comprennent pas. Cliché sexiste. Condamnation définitive injustifiée. Manque de justesse et donc contre productif. Dire que les femmes comprendrait mieux les hommes que l’inverse est tout autant sexiste.

Exemple 1: « quand on discute entre fille de règles et que mon mec entend ça, il nous demandent d’aller en discuter plus loin parce qu’il a pas envie d’entendre ça. »

Le tabou, la fiction romantique à propos des femmes en seraient la cause? Essayons d’inverser les rôles, est-ce qu’une femme a envie d’entendre deux mecs parler d’éjaculation? Ce que les hommes, par pudeur, ne font pas d’ailleurs et ce n’est pourtant pas par tabou. Les hommes n’ont pas plus envie d’entendre parler de vos règles. Cette photo serait tout autant censurée s’il s’agissait d’un homme allongée avec sur son pantalon le résultat évident d’une fraîche éjaculation. Nul tabou ici. Simple précaution de pudeur.

Exemple 2: « Et oui, nous les filles nous saignons! Que vous le vouliez ou non! Nous faisons caca aussi, nous pétons, tout autant que vous! »

Bien sûr! Mais est-ce que tout le monde a envie de parler de sécrétion corporelle à tout moment? Un homme n’a pas plus envie d’entendre parler de caca, de morve et de sperme si ça vient d’un autre homme. Il n’a pas envie d’en parler non plus car cela fait partie de l’intimité et il faut peut être accepter que l’intimité ne soit pas réservée aux femmes. On revient au cliché de la femme incomprise. Pensez-vous vraiment comprendre les hommes? La confusion est faite entre le tabou et l’intimité. Je comprends cette intolérance vis à vis de l’intolérance d’autrui. J’éprouve moi même une assez grande intolérance envers ma soeur qui ne supporte pas qu’on parle de morve car ça lui donne immédiatement envie de vomir. On ne peut même pas rigoler avec ça en famille, c’est pourtant assez léger mais c’est quelque chose qui doit être respecter.

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Exemple 3: « Le sang des règles, c’est comme le sang qui coule du nez quand vous vous êtes pris une porte, ce n’est pas sale! »

Le sang des règles n’est pas plus propre que le sang qui vient d’ailleurs. Ce sang qui coule du nez jusqu’au pull, ça fait? Une tâche! Votre pull est donc tâché, sale, bon pour le pressing! Tout comme le pantalon de la jeune fille de la photo, son drap et prions qu’elle ai mis une alèse! Sang de règle ou ketchup, même combat! Ca devient de la saleté.

Exemple 4: A la simple vue de la photo, un commentaire d’internaute: « O.o nasty! »

Petit con! Vous vous dites? Le fait est qu’il a raison. C’est sale et ça part difficilement en machine. Faut il y voir pour autant une attaque à la féminité. Pas forcément, encore une fois, s’il s’agissait d’un homme allongé et plutôt que du sang, quelque chose de marron qu’on peut trouver à cet endroit là aussi, de la merde ; ou de blanc, du sperme, la censure aurait sans doute sévit pareillement et le commentaire aurait été le même mais personne n’en parlerait.

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Exemple 5: « Dans les publicités, on a du mal à montrer leur vraie couleur »

Tabou le bleu sur les serviettes dans les pub? Encore une fois, c’est très vite et très mal pensé. Avez vous vraiment envie de voir du sang à la TV? A toute heure et pour tous les publics? Cela n’est pas réservé aux produits hygiéniques. Aucune publicité, aucun programme tout public ne montre de sang. Tout simplement. Le sang est synonyme de blessure, de drame, d’accident, de catastrophe. Le sang indispose. La sécurité routière rivalise d’imagination pour nous faire ressentir l’intensité d’un accident dramatique sans tout le sang qui devrait normalement gicler dans tous les sens. Les réalisateurs hollywoodiens sont obligés de faire disparaître le sang des combats épiques pour ne pas être obligés de réservé leur film à un public averti (-12). C’est ainsi qu’il n’y a pas une seule goutte de sang dans Bilbo le Hobbit malgré les centaines de morts. Dans les jeux vidéo, ils changent la couleur du sang des monstres, vert ou violet et cela devient acceptable pour les enfants. Il y a même un contrôle parentale possible dans les options pour déverrouiller le mode giclé de sang en rouge. Mais tout cela n’est rien. Le liquide bleu sur les serviettes, lui, est la conséquence d’un formidable tabou, orchestré par la dictature machiste. Ou pas.

Test: « Hé copine, t’as vu sur ma serviette usagée, la tâche forme un hibou ».

Votre réponse serait:
1-« Non mais ça va pas, t’es malade, c’est dégeulasse! »
2-« Ah ouais! Attend on va faire un selfie avec, mon mec va être vert »

 

Finissons enfin avec les fabuleuses Georgettes. Georgettes Sand est un collectif qui se bat pour la diminution de la TVA sur les protections périodiques considérées comme produit de première nécessité. Le combat semble juste. Cela étant dit, les femmes de ce collectif ont été capables de dire des énormités sexistes:

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Les Georgettes Sand: « si c’étaient les hommes qui avaient leurs règles, je pense que le sang menstruel serait un symbole de pouvoir, de virilité, serait célébré comme le holly blood. Ce serait quelque chose de vraiment « – qui c’est qui a les règles les plus fortes, c’est moi etc… »
« la tour Eiffel serait rouge en haut quoi. »

Je sais maintenant ce que ça fait d’avoir nos intimes convictions jugées mais surtout condamnées par l’autre sexe complètement ignorant du sujet. Non l’homme ne ferait pas du sang menstruel un symbole de pouvoir. Si c’était le cas, le sperme serait déjà un symbole de pouvoir. On repeindra donc la tour Eiffel en couleur Sperme et entre potes on se taperait sur l’épaule:

« Alors tu éjacules bien toi? Tu as beaucoup de sperme? Il est de quel consistance le tiens? Il sent le frais au moins? Parce que moi j’en ai plein et ça sens toujours l’odeur du guerrier des montagnes un matin de printemps. »

Ça, c’est de la science fiction pour moi. Les hommes sont pudiques. Un seul mot pour résumer cet article: pudeur et justesse. Non les hommes ne parlent pas de leur sexe, de leur érection, de leur éjaculation, de leur sécrétions, de leurs aventures oniriques nocturnes. Ils ne parlent pas de leurs problèmes et n’ont pas plus envie de parler des vôtres.  Les femmes se disent énormément de choses, partagent énormément d’informations intimes et vont très loin. Les hommes ne le font pas. Ce n’est pas dans leur nature. Ce n’est pas une question de tabou, c’est tout simplement de la pudeur. Contrairement à ce que pensent les femmes, l’homme est en général plus sensible et parle plus difficilement de sexualité.
Ne pas respectez cela est une marque d’intolérance.

De la justesse, les filles, de la justesse!

 

Réparer une semelle de chaussure.

Réparer sa chaussure parce qu’on l’aime mais pas seulement. Elle coûte 50€ et aujourd’hui il s’agit d’arrêter de remplir nos décharges avec. Réparer, c’est moderne et citoyen.

J’adore mes asics, j’en ai fait de long heures de marche urbaine avec et la semelle a souffert. En dehors de ça, elle sont impeccables alors il fallait que je les répare au lieu de les jeter! En écumant les forums de passionnés de marche, je trouve des astuces par ci par là. J’apprend qu’on peut déjà oublier le cordonnier qui ne fera rien de bien avantageux pour une paire de chaussure de sport si peu cher. C’est pas rentable. J’ai collecté les morceaux d’idées, demander plus d’infos pour arriver à reconstituer la méthode complète pour réparer temporairement vos chaussures. Temporairement seulement, mais de manière tellement peu coûteuse et tellement facile que vous pouvez le renouveler à l’infini et faire durer vos chaussures au delà de vos espérances!

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Budget pour plusieurs dizaines de réparation: de 5 à 7€

Ingrédients:

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  • Ruban auto-soudant (trouvable dans ton bon magasin de bricolage et certains supermarché)
    3,50-5€ maximum.
  • Colle à rustine de vélo (trouvable en supermarché rayon vélo, décathlon etc avec des rustines)
    2€

 


ETAPES:

ETAPE 1:

  • Nettoyer correctement la semelle. Elle doit être impeccable.
  • Poncez avec le petit papier de verre du pack de rustine à l’endroit à réparer et un peu autour

ETAPE 2:

  • Encoller la partie à réparer avec la colle. Soyez assez généreux et n’hésitez pas à dépasser un peu. Tout va se souder ensemble ensuite.

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ETAPE 3:

  • Découper des morceaux de ruban auto soudant, n’hésitez pas à le découper plus grand. Au pire, vous couperez une fois collé.
  • Poser les sur la zone encollée.
  • Faites les glisser un peu sur la zone pour que tout le morceau soit bien encollé surtout sur les bords.
  • Avec les doigts, masser bien la zone en pinçant en vos doigts le fond de la chaussure et les morceaux de ruban.

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ETAPE 4:

  • une fois que le ruban est bien en place et qu’il tient à peu prés, mettez la chaussure à votre pied.
  • Ne marchez pas avec et ne faites pas glisser le pied mais appuyez avec le talon sur le sol et « masser » la zone afin que cela épouse bien la forme de la chaussure.
  • Attendez une nuit et c’est réparé!
  • Vous pouvez superposer les couches de ruban si le creux est trop important. La réparation tient un bon moment et peut se refaire dés que cela se fait sentir en enlevant l’ancien ruban et en recommençant.

ETAPE 5:

  • Souvenez-vous qu’une bonne paire de chaussure est chère, achetez de la qualité est beaucoup plus rentable.
  • Les paires à 50€ tiennent maximum 6 mois.
  • Une bonne paire à 150€ tient plusieurs années, beaucoup plus rentable, le confort en plus!

Le tibet libre

D’une revendication, c’est presque devenu une expression courante. Le combat pour le Tibet libre est symbolique du délire militant français et de sa volonté d’ingérence. Le Tibet est une province reculée située dans un pays de l’autre côté de la planète et qui a sa propre civilisation. Connaissez-vous simplement la Chine?

Cette unique question fait déjà rager le militant français. Pour celui-ci, il n’est pas nécessaire de connaître la Chine pour militer en faveur d’un Tibet libre. Il suffit uniquement d’écouter les plaintes des tibétains et des dissidents chinois. Vu de France, ce qui se passe dix mille kilomètres plus loin est très simple, car il ne s’agit ici ni du Tibet, ni de la Chine et encore moins des chinois.

Il s’agit de la France et de l’image que nous voulons en donner aux yeux du monde. Nous sommes le pays des droits de l’homme, nous avons à coeur de défendre cette idée dés que les regards, les esprits et surtout les caméras se tournent vers nous. Il importe peu que les enjeux nous dépassent, que les connaissances nous manquent et que la complexité de la chose nous échappent. Nous devons être contre les méchants et aucun acte n’est assez fort pour montrer notre détermination à faire triompher la démocratie et ses droits de l’homme qui font notre identité.

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Le français est prétentieux. Il se dit que le monde entier devrait fonctionner comme la France fonctionne, avoir les même mentalités, les même aspirations et qu’il serait bon de dupliquer son système démocratique partout où la dictature sévit. La démocratie française est et doit être un exemple pour chaque pays, peu importe la civilisation locale, son histoire, son éducation, ses traditions, sa culture et son développement. Il s’agit uniquement de nous, français, militants véhéments et vindicatifs, et de l’image que nous voulons montrer.

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L’athlète chinois paralympique Jin Jing en fauteuil roulant se faisant agressée
par un militant pro-tibétain qui veut lui prendre la flamme. Est-ce que cela vous fait réfléchir?

 

 

Malheureusement, nous ne croyons pas vraiment en la démocratie, le choix des dirigeants par le peuple. Nous voulons simplement imposer notre choix d’ici aux peuples d’ailleurs. Nous avons hurler de joie à la chute des dictateurs à la suite des printemps arabes et avons hurler d’horreur quand leur population ont choisis d’eux même leur dirigeants.

Les français voient les chinois comme un peuple soumis, malléable et dociles. Ils n’auraient pas droit à la parole et seraient soumis à un régime policier impitoyable.

Connaissez-vous la Chine?

Evidemment que oui, les chinois mangent du riz cantonné, des raviolis aux crevettes et des nems. Si vous pensez ça, votre T-shirt « Tibet libre » doit être à côté de celui du Ché ou de celui des Rolling Stones.

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Après de nombreux et longs voyage en Chine, voici le résumé de ma pensée: le gouvernement actuel est le seul à même de pouvoir gouverner, rassembler et fédérer la Chine, un pays de 1,5 milliards d’individus divisé en 33 provinces et 54 ethnies. Ethnies: groupes qui non savamment mélangés produisent guerre civiles et génocides. La Chine est un pays qui a 4000 ans d’histoire en héritage et qui faisait partie du tiers monde il y a 30 ans. Un pays où tout le système éducatif et les infrastructures sont encore à faire dans et hors des villes. Un pays où le peuple n’a aucunement la langue dans sa poche et est capable, par exemple, d’organiser un boycott à l’échelle nationale de grands groupes agroalimentaire uniquement pour les forcer à améliorer la qualité de leur produits. Le gouvernement chinois est le seul a savoir et pouvoir gérer son peuple. Les chinois peuvent se montrer violents, mobilisés et déterminés. Pour faire simple, il ne faut pas les faire chier. Le gouvernement chinois le sait fort bien et sait aussi qu’il ne reste en place que grâce à la bonne volonté de son peuple. Si une minorité de chinois – ce qui sur un 1,5 millards de personnes fait beaucoup de monde – grondaient, le gouvernement chinois serait dépassé. L’entretien de la fierté nationale et le maintien de l’unité permet de contenir un peuple dont les colères sont violentes. Le gouvernement n’a pas le droit de trébucher et nous pauvres français essayons de lui faire des croche-pieds. C’est pathétique. Les militants français pro Tibet font simplement l’erreur de sous-estimer les dirigeants chinois qui connaissent bien mieux leur pays que les militants du dimanche.

Il est assez fascinant de constater à quel point les européens prennent les chinois pour des imbéciles. Les business man expérimentés savent à quel point les chinois sont dur et doués. Nous n’avons rien à leur apprendre de cette manière.

 

Exemple: une manifestation antinucléaire fait céder le gouvernement chinois

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Article sur la manifestation

« Le monde est un livre et celui qui ne voyage pas n’en connait qu’une page ».

Découvrez ce que veut dire le sens de l’expression « une autre civilisation ». Vous comprendrez que le T-shirt « Le tibet libre » en France est aussi ridicule que le T-shirt « La corse libre » en Chine. Ce militantisme dénué de fond n’a aucun effet sur place, sauf à attirer les foudres de la totalité des chinois. Les dissidents ne représentent qu’une goutte dans l’océan. Je vous invite vraiment à voyager. La France n’est ni au centre du monde ni au centre des esprits. Celui qui ne voyage pas n’a même pas conscience qu’il peut y avoir d’autre page dans le livre du monde.

 

 

 

Juger les gens

Nous n’aurions pas le droit de juger. Cela viendrait d’une profonde inspiration philanthropique empreint de tolérance, de respect et d’acceptation de l’autre dans ses différences. C’est à vrai dire, la maladie du siècle.

 

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Comprenez-vous ce panneau?

 

 

 

 

« C’est moche de juger les gens », ce qui représente déjà un jugement, ou « Je ne juge pas les gens » sont des sentences devenues banalités. On s’imagine que cela devrait signifier qu’il ne faut pas faire de jugement de valeur sur une personne d’après son apparence, son origine, son statut, ses croyances ou son mode de vie  . Il est important de reprendre l’idée entière car une courte phrase conduit à une pensée réduite. En effet, »Ne pas juger les gens » devient aujourd’hui interdit tout court. Cela représenterait le mal absolu car cela ne serait pas empreint de tolérance, de compassion, d’ouverture d’esprit dans l’acceptation de la nature d’autrui.

Pourtant l’homme, l’animal en général, juge tout et tout le temps. Nous jugeons les distances, les prix, la beauté des fruits, la qualité d’un produit, le goût d’une viande, la qualité d’une image ou la beauté d’une personne. Nous jugeons les apparences, les manières d’être, l’habillement, l’éducation, l’intention etc… Notre jugement est rapide et involontaire. Prétendre ne pas juger les gens ne peux faire de nous que des hypocrites. Résister à notre nature de juge permanent fait de nous des êtres indifférents. Or l’hypocrisie et l’indifférence sont les grand maux du siècle.

Le droit de juger n’est pris pas personne.
Le jugement est systématique et involontaire.

 

 

Assumer notre jugement permet pourtant de construire notre réflection et d’aller au delà du simple résultat brut obtenu premièrement. C’est à dire d’améliorer le résultat de ce jugement en le faisant passer par le filtre savant de notre raison, nos connaissances, notre vécu puis par la chaleur de notre compassion, notre tolérance et notre ouverture d’esprit afin d’obtenir un résultat affiné qui nous correspond véritablement. Refuser le jugement d’une personne est pire que tout. Il est une marque de profonde indifférence et le plus bas des niveaux de considération qu’on peut avoir pour autrui. Zapper le jugement nous conduit immédiatement à la condamnation.

Ne pas juger signifie condamner sans jugement. Or tout le monde a le droit à un jugement.

Apprenez donc à vous méfier de ceux qui déclarent ne pas juger. Ils vous mentent car évidemment qu’ils jugent. Simplement, ils préfèrent garder pour eux le résultat de leur jugement de peur qu’ils ne soient juger à leur tour, qu’ils soient obligés de se justifier, et enfin qu’ils soient amenés à éventuellement réviser leur jugement. Ils préfèrent bien souvent garder le silence en prétendant à l’indifférence puis un jour, ils frappent d’une condamnation ferme et définitive un évènement donné, une personne ou un groupe. Ce jour là, la révision de jugement n’a plus sa place. En France par exemple, les masses xénophobes, racistes et antisémites sont invisibles. Les meetings du Front National ne sont pas plus peuplés que d’habitude. Pourtant, dans le secret de l’isoloir, les muets se défoulent. Affirmer ne pas juger les gens vient d’une connaissance aiguë et parfois inconsciente de nous même avec la volonté profonde de ne pas vouloir être juger pour ce que l’on est. Ne pas vouloir juger autrui nous sert bien souvent à nous défendre de nous même nous juger.

 

Le jugement est pourtant essentiel. Il doit être systématique, réfléchi, dépassionné et savant. Jugez autant que vous pouvez puis affinez votre jugement et faites le correspondre avec les convictions profondes que vous êtes capables d’assumer, de soutenir et dont vous êtes honnêtement complètement fiers.

 

La dictature de la pensée unique

La pensée élaborée est ce qui nous différencie des animaux. Mais quel est notre condition quand notre instinct nous amène à suivre le prêt-à-penser? Les penseurs géniaux même unanimement reconnus ne doivent ni nous aveugler et ni nous paralyser. Notre pensée doit s’éduquer mais pas s’anesthésier.

«Think different», le slogan d’Apple, en français «Pensez différemment», reprend une idée très répandue, tellement cool, tellement sympa. On se dit immédiatement que nul ne peux aller à l’encontre de cette idée qui veut que chacun doit avoir sa pensée propre, sa manière bien à lui de voir les choses et ne doit pas suivre le troupeau. Cette idée parle de liberté et d’individualité. Chacun d’entre nous estimant que nous valons mieux que la masse parce que nous pensons différemment.
C’est une idée séduisante, trop séduisante. Rappelons qu’il s’agit d’un message publicitaire et que le but est de vous faire acheter leurs produits. Au delà du slogan, c’est une idée devenue populaire et inattaquable. Nul n’a le droit de ne pas penser différemment. Une personne qui ne penserait pas différemment des autres serait sans caractère, sans conviction, sans personnalité et donc sans intérêt. Un mouton stupide uniquement bon à paître. D’une idée à priori majestueuse, nous arrivons au pire de la dictature moderne. Celle qui vous impose devant tous de vous comporter d’une manière précise, ici de vous montrer différent.
Vous avez le droit de penser comme la personne que vous voulez, comme la masse si vous le voulez car vous y avez bien réfléchi. La seule et unique chose que vous devez vous imposer est d’y penser vraiment. Réfléchissez-y et déterminez ce que vous en pensez vraiment. Peut être penserez vous différemment alors ou peut être pas. Ne vous imposez pas de le penser différemment simplement par soucis de différence.

Cette dictature de la pensée populaire est partout et aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Bien souvent sous forme de texte préconçus sur des images formatée. Mis en image, le message devient une semblables à une icône. Ne laissez pas ces images penser à votre place et ne vous laissez pas berner.
Quelques exemples:

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«La vie commence au delà de votre zone de confort.»

«Ne faites pas les choses pour briller auprès des autres mais faites le pour vous.»

«Sans musique, la vie serait une erreur.»

«Une vie sans erreur ne vaut pas la peine d’être vécue.»

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Vous avez le droit de dire merde à ces conneries, vous avez le droit de trouver qu’une vie tranquille est une belle vie. Vous avez le droit de faire les choses en pensant au regard des autres si c’est votre carburant et que cela vous permet d’avancer ou simplement parce que vous en avez vraiment envie!
Peu importe pourquoi, peu importe comment, avancez. Vous avez le droit de trouver que la musique vous emmerde et que votre vie n’est pas une erreur sans elle même si Nietzsche pense le contraire.

Les pensées des grands penseurs sont d’ailleurs les pires dans ses dictatures de la pensée unique car on vous interdira de penser différemment d’eux car vous n’êtes rien que l’ordinaire.

La seule chose à laquelle vous devez vous sentir contraint et forcé est de penser vraiment à toutes idées et toutes choses que vous rencontrez. La dictature de la pensée unique est partout.